Comment concevoir un personnage de roman

Ici, je vais m’inspirer une fois de plus des deux cycles de conférences de creative writing données par Brandon Sanderson. Comme avec Concevoir un roman en 5 étapes, je vais y inclure ma propre expérience et structurer les éléments comme bon me semble. Aussi, il ne s’agit pas d’un travail de traduction. Il ne s’agit d’ailleurs pas non plus d’un travail de synthèse.

Cet article va expliciter un certain nombre d’outils utilisés par des écrivains (je vais moi-même brièvement expliquer ma propre « méthode »).

De l’importance des personnages dans un roman

En tout premier lieu, il me semble important d’expliciter brièvement le schéma suivant :

narration-3Pour Brandon Sanderson, une histoire se construit et s’articule autour de l’intrigue, du background (société, économie, culture, technologie, etc.) et des personnages, avec pour notion centrale (élément liant), le conflit. Ici, il me semble important de définir le concept de « conflit » pour éviter tout contre sens. Dans le contexte présent, un conflit est à comprendre davantage dans le sens de tension narrative. Il peut s’agir d’une guerre, mais pas nécessairement (sinon l’imagination des auteurs serait tarie depuis longtemps). Il peut s’agir d’un amour non-réciproque : A est amoureuse de B, mais B n’aime pas A. Ou encore, A et B veulent coucher ensemble, mais B a peur de ne pas être à la hauteur, alors il repousse sans cesse l’instant fatidique, laissant les lecteurs émoustillés ou frustrés. Dans un tout autre registre, A veut gagner un concours de chant, mais B est meilleure qu’elle.

Selon Brandon Sanderson, bien souvent, la notion de motivation des personnages est centrale dans l’articulation du récit et dans l’impact de l’histoire sur le lecteur. En termes plus triviaux, on pourrait simplifier le raisonnement par : « je veux, mais je ne peux pas avoir ». Toutes les questions de tensions narratives seraient-elles le fruit de la frustration et des moyens mis en oeuvre par l’individu pour la combler ? J’avoue que je ne me sens pas capable de juger, même si un grand nombre d’histoires semblent suivre ce même schéma. Dans tous les cas, dans un texte, cette notion de conflit permet d’insérer  une tension propre à garder le lecteur dans le récit – même dans des récits dits « classiques », la ficelle reste la même :

Dans Le Vieil homme et la mer, la tension narrative vient du combat entre le marlin et le pêcheur. Ce dernier VEUT ramener sa prise à bon port, mais le poisson VEUT vivre. Donc, il y a CONFLIT. Schéma narratif simple et efficace.

Si vous désirez un exemple plus francophone. Dans Germinal, Etienne Lantier ne VEUT-il pas une amélioration des conditions de travail des mineurs ? N’y a-t-il pas CONFLIT avec le patronnat ? En y réféchissant bien, si les propriétaire avaient cédé aux revendications, il n’y aurait probablement pas eu d’histoire (ou alors elle aurait pris un tournant différent).

En d’autres termes, ce sont ces mêmes personnages qui permettent d’animer le récit. Ce sont les protagonistes qui vont donner corps au récit. Ce sont à travers leurs yeux (et tous leurs autres sens) que le lecteur va découvrir l’histoire. Aussi, il s’agit d’un élément très important sur lequel il est nécessaire de réfléchir longuement. Pour Brandon Sanderson, si les personnages sont réussis, il est même possible de rater le background, voire l’intrigue (pas les deux en même temps par contre), et parvenir tout de même à faire passer au lecteur un bon moment.

Ce qui rend un personnage intéressant : petit brainstorming

Ci-dessous, vous trouverez une liste issue d’un brainstorming effectué durant le cours de creative writing. Selon Brandon Sanderson et ses élèves, pour un lecteur, un personnage intéressant est un personnage qui :

  • fait des « trucs cool » (cool things en Américain – désolé pour la traduction bancale)
  • est tourmenté
  • est dans une situation qui le dépasse
  • a des défauts
  • a des handicapes
  • interagit avec d’autres individus
  • est un stéréotype contrasté
  • nous fait penser à nous-mêmes
  • est actif
  • a un lourd passé
  • est amusant
  • est sympathique
  • est détestable

Cette liste n’est pas prescriptive. Je l’ai simplement trouvée intéressante. En tant qu’auteur, si l’on se rend compte qu’un personnage ou une situation ne fonctionne pas bien (et que l’on ne sait pas vraiment pourquoi), la consulter peut permettre de réaliser, par exemple, que le personnage en question n’est pas suffisamment bien défini et qu’il puise dans tous les attributs ci-dessus, sans véritablement avoir de personnalité saillante. Ce qui, en conséquence, le rend fouillis et mal défini pour le lecteur. Cette liste peut faire réaliser à l’auteur lui-même l’effet qu’il recherchait inconsciemment et là où il s’est trompé/il n’a pas tenu les promesses du personnage en question. De même, je tiens à préciser qu’il est possible d’avoir un personnage puisant dans plusieurs de ces éléments (il n’y a rien d’incompatible à avoir par exemple : un passé lourd, être antipathique et dans le même temps amusant). La littérature regorge d’exemple comme celui-ci. Si l’auteur parvient à bien articuler ces attributs et à les rendre crédibles, les combinaisons sont infinies. Bien entendu, cette liste n’est pas exhaustive.

Je l’ai également mise pour mettre en évidence des mécanismes qui sous-tendent la création d’un personnage. Dans la plupart des cas, ce n’est pas l’inconscient de l’auteur qui crée ce personnage de toute pièce et qui le fait interagir naturellement avec d’autres. Certes, l’auteur invente un protagoniste. Certes, l’auteur lui attribue un certain nombre de caractéristiques, un passé, etc. (je m’étendrai sur le sujet un petit peu plus loin). Cependant, créer ce même protagoniste ne suffit pas. Il est primordial d’avoir une discipline très stricte tout au long du récit pour qu’il agisse/réagisse/se comporte de façon réaliste. Ici encore, comme avec le point de vue, il est important d’être constant et de s’assurer que le lecteur comprenne bien pourquoi chaque personnage agit comme il le fait. De cette manière, vous créez chez le lecteur une forme d’empathie pour les personnages et vous améliorez, de fait, son expérience de lecture en le poussant à s’identifier et à ressentir ce que les protagonistes ressentent.

PROMS

Pour créer cette constance, pour créer cette illusion de réalité, Brandon Sanderson parle de la méthode PROMS :

Past (passé)

Relationships (interactions entre personnages, qu’elles soient amicales, sociales ou amoureuses)

Obligations

Motivations

Sensibilities (sensibilités)

Cette méthode est davantage valide dans un mode de focalisation interne, mais je ne pense pas qu’il faille l’exclure automatiquement d’une focalisation zéro (j’avoue qu’en l’occurrence, je n’ai aucune certitude en la matière). Ces cinq éléments sont ici pour guider un auteur dans sa manière d’aborder un personnage. Pour chaque ligne écrite à propos d’un protagoniste, il faut qu’elle traite de son passé, de ses obligations, de ses interactions sociales, de ses motivations et sensibilités. Brandon Sanderson met l’accent sur l’importance des motivations, qui sont, selon lui, le point le plus important d’un personnage, car c’est ce qui fait avancer le récit. La motivation peut-être amoureuse, idéologique, psychologique…

(ici, je me permets une très courte parenthèse pour souligner que cette manière d’aborder un personnage pourrait très bien être le fruit de la culture américaine où l’individu se construit lui-même et est maître de ses choix – l’existence précède l’essence, comme dirait Jean-Paul Sartre. Peut-être serait-il donc intéressant de réfléchir à une approche qui prend en compte les déterminismes sociaux ou même physiques – on ne sait pas ce dont notre corps est capable, comme dirait Spinoza. Car, dans la vie réelle, comprenons-nous exactement les raisons qui sous-tendent nos choix ? L’individu n’est-il pas une source infinie de contradictions ? Bref…)

Comme je l’ai déjà dit, l’important ici est de donner au lecteur l’illusion que le personnage est réel. C’est un outil pour aider l’auteur à réfléchir à comment son protagoniste perçoit le monde et se positionne vis-à-vis des autres. Il s’agit donc de se mettre à sa place. C’est ce que j’ai tenté de faire dans mes articles sur la focalisation interne en « il » et en « je », lorsque j’ai rédigé quelques exemples. Ainsi, dans une même situation, je me suis demandé comment chacun de mes personnages (archétype en l’occurrence) réagirait.

Dans un cours de creative writing, Brandon Sanderson crée de toute pièce des personnages avec ses élèves et leur demande de réaliser des phrases qui correspondraient à leur perception de l’existence et à leur manière de se comporter.

Âge 24 56 12
Genre M F M
Lieu de résidence Hawaï Motel Iceberg
Travail Pilleur de tombe Prépare les cadavres pour la sépulture Pleurnicheur
Secret Effrayé par le sang Elle a tué son frère Il a une maladie mortelle

Le but de l’exercice est de créer une ou plusieurs situations dans lesquelles vous impliquez chacun de ces mêmes personnages et donc de réfléchir à comment chacun d’eux réagirait dans la dite situation (en s’aidant de l’outil PROMS si nécessaire). Pour vous aider à mieux comprendre mon propos, je vais prendre un exemple :

  • Lorsqu’il creuse une tombe, le pilleur de tombe est effrayé qu’il y ait un cadavre frais (et sanguinolent) sous la terre ; il a donc des sueurs froides tout au long de l’opération.

  • A contrario, si elle doit déterrer un cadavre, il y a fort à parier que la préparatrice mortuaire ait un œil clinique sur le corps, du style : les sutures du ventre n’ont pas été réalisées correctement lors de la toilette mortuaire. On peut également imaginer qu’elle soit sans cesse hantée par le fantôme de son frère et que ce dernier lui parle durant toute l’opération, ce qui peut donner une atmosphère morbide, ou bien amusante (c’est au choix de l’auteur…).

Ainsi, vous pouvez voir qu’avec deux scènes similaire dans les actions à effectuer (déterrer un cadavre) – mais des personnages au background et à la caractérisation dissemblables – on aboutit à :

  • deux perceptions du monde différentes
  • deux scènes différentes dans leur traitement.

Et donc, ultimement, on donne au lecteur l’illusion que le personnage est réel.

Autre moyen de donner à un personnage une consistance réelle

L’utilisation du vocabulaire

En un sens, cette partie est contenue dans la méthode PROMS. Seulement, il me semble vital de souligner son importance.

Il peut être intéressant de s’interroger sur le vocabulaire utilisé par chacun des personnages. En effet, si vous êtes en focalisation interne, vous pouvez faire en sorte d’immerger le lecteur dans le texte grâce aux mots que vous utilisez. Dans les dialogues, mais pas uniquement. Ici, je laisse la parole à Jean Claude Dunyach, qui le dit tellement mieux que moi :

Le vocabulaire, tout d’abord. C’est un des facteurs qui permet de « plonger » rapidement un lecteur dans une histoire, un contexte différent de sa réalité quotidienne. C’est aussi, malheureusement, un des points qui peut vous « éjecter » d’un texte ! Un mot mal choisi, décalé, une expression hors contexte, suffisent parfois à rompre l’envoûtement de l’histoire, et c’est dommage. La littérature supporte assez mal les fautes de goût involontaires.

J’emploie souvent une technique d’altération du vocabulaire correspondant à l’état culturel, environnemental, etc de l’histoire. Plus cet état est éloigné de la réalité que nous connaissons, plus il est important d’y faire attention et d’adapter le vocabulaire utilisé dans l’histoire. Cela se traduit par :

1) Le non-emploi systématique de tout terme ne correspondant pas à la réalité présentée. Par exemple, une histoire se passant sur une planète sans terres émergées ne comportera pas les mots « terre », « sol », ni des mots comme « arbre », « champ ». Bien évidemment, cela est vrai pour l’emploi direct de tels termes mais aussi, et surtout, dans le choix des métaphores et dans le contrôle systématique des expressions toutes faites. Ce qui veut dire qu’un personnage qui tombe dans les pommes ne s’abattra pas « comme un arbre foudroyé » mais « comme un mât frappé par la foudre », un personnage n’aura pas des réflexions « terre à terre » (on peut essayer « bien ancrée » à la place), un passager clandestin ne se « terrera » pas dans la cale, etc, etc.

Si vous désirez quelque chose de plus complet sur la question, vous trouverez la suite ici.

Inventer un passé à chaque personnage

Brandon Sanderson insiste beaucoup sur le fait que les personnages ne doivent pas être définis par leur rôle dans l’histoire. Ce sont eux, au contraire, qui définissent/qui font l’histoire. Il en va des protagonistes principaux (cela va de soi), mais également des protagonistes secondaires. Pour lui, il est nécessaire de bien caractériser chacun d’eux. Ils peuvent avoir des défauts, des passions distinctives, des manies. Ainsi, un héros ne peut pas toujours être un héros. Il est important de lui inventer une vie quotidienne (est-ce qu’il préfère le café ou le whisky par exemple), et pourquoi pas la montrer si l’histoire en a besoin. Il est important de ne pas résumer un personnage à une émotion, ou à un caractère en particulier. Car, ce faisant, l’auteur tombe dans la caricature grossière, et le lecteur perd alors l’impression de réalité. Ce qui, bien entendu, est dommageable. Pour les protagonistes secondaires, il semble également intéressant de donner au lecteur l’impression que le personnage a une vie en dehors de l’histoire. Le but est de donner de la consistance à ce même personnage. Le but est de permettre à l’auteur de comprendre comment son protagoniste perçoit le monde, et donc de le faire agir/interagir avec cohérence.

Pour parvenir à cette illusion de réalité, certains auteurs utilisent une liste de questions et créent ce que l’on appelle une fiche personnage. Ici  et ici, vous trouverez quelques questionnaires et des avis d’auteurs quant à l’utilité des fiches personnages. C’est une aide qui en vaut d’autre. Je sais que par exemple, personnellement, j’ai un certain nombre de fiches personnage, où je décris avec précision le physique de mes protagonistes, pour éviter que dans un chapitre, A ait des yeux bleus et dans un autre qu’il ait des yeux verts. Ces fiches me servent donc davantage d’aide-mémoire que de guide absolu.

La démarche expliquée par Brandon Sanderson me semble intéressante dans la mesure où il insiste bien sur le fait qu’il est inutile de répondre à toutes les questions d’une liste. L’intérêt pour l’auteur est de trouver des questions qui lui permettent, à lui, de comprendre qui est son personnage et comment il est susceptible de réagir dans telle ou telle situation. De là, il est alors possible de commencer à l’enrichir d’un passé, etc.

Petite astuce : comment éviter de créer des stéréotypes (scénarios ou personnage)

Il existe un certain nombre de personnages stéréotypés que les auteurs utilisent pour peupler leur histoire. Par exemple, il y a le meilleur ami fidèle, le vilain, le comique, la brute, etc… À la longue, ces stéréotypes peuvent devenir lassant pour le lecteur et le rebuter au point qu’il refuse même de lire une histoire qui les contient. Aussi, la méthode ci-dessous peut s’avérer intéressante pour donner une sorte de twist au scénario. Ce faisant, il s’agit de sortir des sentiers tellement battus qu’ils en deviennent des autoroutes sans charme. Le principe est d’utiliser ces stéréotypes et de les positionner dans des rôles qui ne sont classiquement pas les leurs. Par exemple :

Stéréotypes Le mentor avisé Le comique Le meilleur ami
Rôles dans l’histoire Vilain La brute L’élu
Professions Toiletteur mortuaire Marchand d’ananas Avocat
Secrets inavouables (pour les rendre plus intéressant) Il a peur des morts Il prend des stéroïdes Il a échoué à l’examen du barreau ; il n’est donc pas un véritable avocat

À partir des éléments ci-dessus, il peut alors devenir intéressant de créer un scénario, qui prendrait probablement des directions surprenantes (car, ici, les personnages sont au centre de tout). Cette petite astuce oblige également l’auteur à justifier des places de chacun (avec plus ou moins de bonheur…) ; ça le force donc à bien réfléchir à ses personnages. La méthode peut donc aider certains à créer des protagonistes moins stéréotypés.

Autres petites astuces intéressantes :

Brandon Sanderson évoque un écrivain qui, pour chaque personnage utilisé, écrit un monologue où le protagoniste explique quelle est sa grande passion dans la vie. Ce faisant, il répond aussi à un certain nombre de questions annexes, sur son passé ou ses motivations. Si une méthode aussi formelle me semble, personnellement, un petit peu trop contraignante, je trouve néanmoins l’idée très intéressante. Chaque personnage dispose de sa propre voix, de sa propre manière de s’exprimer. Il s’agit donc d’une manière plutôt originale de découvrir de quelle façon un personnage parle. Une telle méthode permet d’éviter que tous les protagonistes dialoguent de la même manière (ou racontent leur péripéties de façon identique, si l’on est en focalisation interne).

Personnellement, ma méthode pour créer mes personnages est intimement liée à la manière dont j’aborde mon scénario. Quand je commence une histoire, je connais le début et la fin, mais pas ce qui se trouve au milieu. Aussi, je n’ai aucune idée de qui sont mes personnages. À dire vrai, la plupart d’entre eux naissent au fur et à mesure du récit, pour combler un besoin narratif ou tout simplement parce qu’ils apparaissent (qui a dit qu’un auteur maîtrisait entièrement son récit ?). Ici, comprenez qu’il s’agit de ma version 1. C’est, pour moi l’occasion de poser les bases de mon scénario et de mes ficelles narratives. Aussi, il y a un grand nombre de contradictions, autant sur mes personnages que sur les événements qui se déroulent dans l’histoire. Mais peu importe. Je corrige tout ça dans la V2. L’important ici, c’est qu’en rédigeant l’histoire de bout en bout avec les mêmes personnages, je parviens à comprendre qui ils sont et pourquoi ils réagissent de cette manière. Ils ont pris vie peu à peu devant mes yeux. Ils me donnent à moi-même l’illusion d’être réels, au point qu’ils me poussent à changer les trames de mon histoire originelle… De là, je peux commencer à leur donner une consistance avec la méthode PROMS, en reprenant tout depuis le début. Cette étape de nettoyage me permet également de créer des fiches personnages qui tiennent la route et me servent d’aide-mémoire. Le gros problème de ma méthode reste qu’il est parfois impossible de réconcilier le scénario avec le personnage qui s’est créé. Il y a également le danger de laisser un certain nombre d’incohérences ici ou là. Enfin, parfois, je me rends compte que mon imagination m’emmène régulièrement vers les mêmes types de protagonistes. Il me faut donc rester vigilent de ce côté-là.

Brandon Sanderson, quant à lui, établit un scénario de manière stricte. En revanche, il utilise une méthode plus exploratoire lorsqu’il s’agit de ses personnages. Ainsi, il rédige plusieurs scènes différemment pour essayer de comprendre à quel personnage il a affaire. Puis, il ne commence à écrire l’histoire lorsqu’il est satisfait du résultat. Ce faisant, il peut donner une consistance à ses personnages dès le début de son récit et échafauder un scénario qui tiennent bien compte de ses personnages.

Au final, je pense qu’il n’existe pas de méthode type. Chaque écrivain doit expérimenter et découvrir de quelle manière il parvient le mieux à inventer ses protagonistes.