Tome 1 Dévastation, extrait à lire Chapitre 3, première partie

illustration par Marion Parsy. Tous droits réservés

Voici la première partie du chapitre 3. Comme d’habitude, il ne s’agit pas de la version finale. Une dernière relecture me permettra d’affiner le style, corriger les fautes d’orthographe et m’assurer de la cohérence de l’ensemble de mes corrections.

Voilà, je vous souhaite à tous une bonne lecture 🙂

Chapitre 3 : Kayeff

1

L’estomac noué, Kayeff volait sur sa plateforme de déplacement rapide à un kilomètre d’altitude. Le vent s’empêtrait dans sa robe blanche de l’Organisation, qui claquait derrière lui à un rythme endiablé. Le Nôstre retira ses lunettes et frotta ses yeux rougis de fatigue. Sous lui, des canyons arides s’étendaient ici et là, avec de temps à autre des poches de végétation. Néanmoins, plus il approchait des Territoires Neutres et plus l’herbe et les arbres abondaient.

— Plus vite, s’enjoignit-il.

Mais son véhicule tremblait déjà. S’il accélérait encore, sa plateforme se disloquerait. Il rongea son frein. À l’horizon, il voyait les collines verdoyantes des Territoires Neutres et il lui tardait d’apercevoir le complexe isolé de l’université du Sud-Est. Au-dessus de lui, le Dôme de Godéramée diffusait sa lumière artificielle, car à l’extérieur régnait une grisaille que la lumière du soleil ne pouvait traverser.

Kayeff avait pris une semaine de repos dans le désert, où il aimait s’entraîner et méditer. Cependant, la veille, les sbires des trois sages avaient cherché à l’assassiner alors qu’il se reposait dans une oasis. Depuis lors, les membres de l’OPP avaient cessé de répondre à ses appels télépathiques. Ses amis à l’université. Ses parents adoptifs. Même Madelin, d’habitude si disponible. Tous demeuraient muets… comme des morts. En son for intérieur, il pressentait le pire.

Lorsqu’il entrevit au loin de la fumée, son sang se glaça.

— Non, gémit-il. Pas ça.

Après une demi-heure de vol supplémentaire, il survola la zone sinistrée. Une quinzaine de bâtiments calcinés remplaçait l’université du Sud-Est et son orphelinat. Des cratères transformaient certains endroits en paysage lunaire. De temps à autres, des cadavres gisaient sur les plantations qui entouraient le complexe éducatif.

Une odeur de pourriture l’assaillit dès son atterrissage au milieu des décombres. Par réflexe, il se couvrit le nez. La nausée lui broya néanmoins l’estomac, implacable. De justesse, il ravala la bile acide qui remonta dans sa gorge. Il refusait de flancher ; il ne se le pardonnerait jamais, pas à un moment pareil.

De l’université du sud-est, seules quelques ruines fumantes subsistaient encore. Et les cadavres, bien entendu. Dans une mise en scène calculée au centimètre près, ils jonchaient le sol en grappes bien séparées les unes des autres. Du sang maculait leur robe blanche et tachait le bitume un peu partout. Comme s’il s’agissait d’une œuvre d’art sordide, les édifices macabres ressemblaient à des roses blanches tachetées de pourpre. Le jardin de la Paix, comprit Kayeff. Les sages s’étaient inspirés d’une toile peinte par Madelin des siècles plus tôt. Cependant, ils avaient remplacé les fleurs et le jardin paisible par un champ de bataille et des macchabées. Le message était limpide : la guerre approchait et personne ne pouvait plus l’arrêter.

Un instant plus tard, il découvrit le corps d’un orphelin de guerre. Un trou de la taille d’un poing creusait sa poitrine au niveau du cœur. Il n’avait même pas huit ans. Kayeff en aperçut bientôt un second, tranché en deux au niveau de la taille. Celui-ci avait peut-être fêté son dixième anniversaire. Les assassins des sages n’avaient laissé aucun survivant, impitoyables. La nausée le submergea alors et il vomit sur le bitume. Des projections atterrirent sur sa robe et ses sandales.

En état de choc, il resta dans cette position durant un long moment. Finalement, lorsqu’un miaulement retentit derrière lui, il sortit de son immobilité et se retourna. Un chat agitait la queue tout en dévorant avec délectation le bras d’un enfant prépubère. L’animal miaula, comme s’il invitait Kayeff à se joindre à lui.

— Dégage ! gronda le Nôstre en agitant la main.

Le félin refusa de s’enfuir. L’homme s’apprêtait à lui donner un coup de pied, mais stoppa son mouvement lorsqu’un corbeau se posa à proximité.

— Bande de charognards !

Il réalisa alors que des oiseaux, des mammifères et des milliers d’insectes festoyaient sur les macchabées, comme des piques assiettes durant un banquet royal. Vouloir tous les chasser aurait été illusoire.

Il serra les dents et entreprit de circuler au milieu des corps, espérant trouver des survivants. Certains visages lui évoquaient des souvenirs lointains. Il y avait de vieilles connaissances, perdues de vue au cours des décennies ; des personnes avec qui il avait grandi dans les orphelinats de l’OPP ; des étudiants, rencontrés au hasard d’un couloir ; des Nôstres que les assassins des sages avaient taillé en pièce comme de vulgaires morceaux de viande. D’autres cadavres, notamment ceux des élèves à qui il enseignait, ravivèrent des scènes plus précises dans son esprit, comme celle de la semaine précédente où il avait gourmandé la moitié de sa classe parce qu’ils n’avaient pas rendu à temps leurs travaux. Peu à peu, une rage informe s’amoncela en lui et il la dirigea tout entière contre les trois sages.

Soudain, au détour d’une grappe, Kayeff se figea en repérant le corps d’un enfant que les assassins avaient isolé des autres et mis en évidence. Les tueurs lui avaient réservé un traitement particulier : ils ne l’avaient pas froidement exécuté comme les autres, ils l’avaient torturé. Son visage rigidifié par la mort était figé dans une expression d’intense souffrance.

— Arizz, murmura-t-il.

Horrifié, il s’agenouilla et caressa la tête de son ancien élève, âgé de peut-être onze ans. Des morceaux de doigts remplissaient sa bouche grande ouverte. Les bourreaux avaient utilisé des lames en acier et… ils s’y étaient repris plusieurs fois sur certaines phalanges, coupant ces dernières de façon partielle. Le corps et le visage tout entier portait des marques, comme s’ils avaient jeté l’enfant à terre et l’avaient roué de coups à tour de rôle. Ils lui avaient aussi tranché les orteilles et les oreilles. Des traces de strangulation montraient comment le calvaire d’Arizz s’était achevé.

Kayeff se frotta les yeux. Ils étaient arides. Une partie de lui voulait pleurer et hurler, mais il n’y parvenait pas. Ou plutôt, il ne pouvait plus. Son esprit venait de franchir un seuil fatidique : jamais plus il ne pleurerait. Telle une machine à calculer, il analysa ce qu’il avait observé depuis son arrivée. Les autres cadavres ne montraient aucun signe de mutilation comme celui-ci. Pourquoi un tel acharnement sur Arizz ? Deux corbeaux croassèrent, faisant sursauter Kayeff. Avec appréhension, il observa à nouveau les alentours ; des tueurs rodaient peut-être encore. Il ne repéra aucune présence suspecte. Aussi, il s’affaira à nouveau auprès d’Arizz.

— Un message ? se demanda-t-il à mi-voix. Un symbole ?

Probablement le second ; les trois sages les affectionnaient tout particulièrement. Que représentait Arizz ? Il computa les informations dont il disposait sur l’enfant. Et il comprit. Beaucoup de professeurs considéraient le jeune orphelin de guerre comme un prodige. Certains évoquaient même la possibilité qu’il dirige un jour l’OPP. Autrefois, Kayeff aussi avait suscité un tel espoir, mais c’était avant qu’il expose des opinions bellicistes.

— L’idéologie pacifiste de Madelin est morte et personne n’incarnera sa renaissance, conclut-il de vive-voix, comme s’il s’adressait aux cadavres environnants. C’est le message que les trois sages essaient de faire passer.

Les mains tremblantes de fureur, il referma les yeux d’Arizz.

— Devant Toi, Godéramée, je fais le serment d’exterminer jusqu’au dernier ceux qui ont participé de près ou de loin à l’anéantissement de l’Organisation.

Les mots fusèrent de sa bouche avant même qu’il y songe. Ce disant, il trahissait tous les idéaux pacifistes de son maître. Loin de s’en horrifier, un sentiment de satisfaction s’installa en lui. Il venait de franchir un cap important. Il le sentait. Rompre avec le pacifisme poussiéreux de l’OPP lui semblait naturel. Des années durant, Madelin avait mené des négociations pour préserver une paix que tous savaient illusoire. Il n’avait jamais cherché à durcir le ton ou rallier les armées de plusieurs nations, de peur de trahir ses idéaux, de peur de se salir les mains. Et Kayeff constatait désormais l’échec de cette politique. Non, je ne commettrais pas la même erreur. Pour mettre fin à la puissance des sages, il me faut utiliser les mêmes méthodes qu’eux. Il me faut plonger les bras dans le sang. Il me faut avoir les mains sales !

— Cette boucherie… C’est trop pour toi. C’est trop pour n’importe qui.

Le son de la voix, rauque et caverneuse, claqua dans le silence ambiant. Kayeff sursauta et se releva en hâte. Autour de lui, seuls les charognards se mouvaient. C’était comme si ces paroles provenaient du néant.

— Érèbe ? demanda-t-il d’une voix incertaine.

Une masse vaporeuse aussi sombre qu’une nuit sans étoile se matérialisa à côté de Kayeff. Peu à peu, comme douée de vie propre, elle bougea et forma une silhouette grossièrement humanoïde, mais dénuée de visage.

— Je pensais que tu étais mort avec Madelin et les autres, déclara Kayeff en poussant un long soupir de soulagement. J’ai cherché à vous joindre par télépathie, Bafane et toi, mais vous ne m’avez pas répondu.

— Nous préférons rester discret pour l’instant, dit Érèbe. C’est pour ça que nous n’avons pas répondu à tes appels et que je suis venu te voir en personne.

— Les assassins des trois sages ne vous ont pas attaqués ?

— Les sages n’ont envoyé qu’une quinzaine de Nôstres contre notre maison sur Terre.

— Tu as combattu ? s’étonna Kayeff. Je croyais que tu avais fait vœux de ne plus tuer.

— Non. j’étais en Godéranie à ce moment-là. Et comme je suis impossible à trouver ou presque, je n’ai pas été ennuyé.

— Alors Bafane était toute seule pour les arrêter ! Elle a été blessée ? demanda Kayeff, anxieux.

— Tu connais ta mère. Elle les a exterminés jusqu’au dernier sans récolter la moindre égratignure. Par contre, elle est furieuse parce que le jardin a été détruit dans les combats…

L’image de sa mère adoptive jurant comme un charretier tandis qu’elle comblait les cratères dans ses parterres de fleurs lui arracha un sourire malgré la situation.

— Je préfère te voir comme ça, approuva Érèbe. La haine n’est pas une expression qui sied à ton visage.

— Et que voudrais-tu que je ressente ? répliqua-t-il à son père adoptif. Ils nous ont tous tués jusqu’au dernier. Regarde ce qu’ils ont fait à cet enfant !

Il désigna Arizz de la main droite, mais referma le poing lorsqu’il constata que son index tremblait de rage.

— Je sais, répondit Érèbe. Je suis allé dans nos deux autres universités et c’était la même chose qu’ici : tout le monde est mort sans exception. Le Sage M a revendiqué cette attaque ; il se vante d’avoir nettoyé à jamais la Godéranie de ses hérétiques.

Kayeff compris alors qu’en plus d’être allé sur Terre voir sa femme, son père adoptif avait pris le temps d’inspecter les trois universités de l’OPP et de se tenir informé des développements politiques récents. Il se demanda une fois encore comment Érèbe parvenait à couvrir de telles distances en un laps de temps aussi court. Des décennies plus tôt, Kayeff lui avait posé des questions à ce sujet et il n’avait obtenu qu’un silence pesant en retour. Érèbe refusait avec obstination de transmettre la moindre information liée à son ancienne fonction d’assassin.

— Et c’est tout l’effet que ça te fait, s’indigna Kayeff. Tu n’as pas envie de les venger ?

— Tu es jeune et nous t’avons préservé. Tu ignores à quel point les cadavres pèsent sur la conscience. Je pleure nos morts, mais je refuse de tomber dans un piège aussi grossier.

Kayeff darda ses yeux au cœur de la masse sombre. Comment crois-tu que j’ai survécu aux assassins des sages ? songea-t-il alors. Par des pourparlers ? Il tut néanmoins ses faits d’armes. Il imaginait déjà les tirades moralisatrices qui suivraient. Il préféra aborder des sujets plus pressants :

— Les trois sages avaient une liste exhaustive de tous nos membres. Ils savaient où nous trouver tous, y compris Madelin. Il y avait donc des traîtres parmi nous.

— Je sais, répondit Érèbe.

Mais il n’ajouta rien de plus, comme s’il désirait laisser à son fils adoptif le soin de tirer ses propres conclusions. N’y pouvant plus, Kayeff répliqua avec un fiel qui le surprit lui-même :

— Et que comptes-tu faire alors ?

Devant le silence prolongé de son aîné, il étala sa rage au grand jour. Il désigna les ruines fumantes ainsi que l’étendue de cadavres.

— Seule la violence arrêtera les sages ! tempêta-t-il. Il est grand temps de modifier notre approche des choses. Nous le devons à Madelin.

À sa grande surprise, Érèbe murmura :

— Le drame de notre espèce. Le cycle infernal de la vie.

La masse sombre qui dissimulait son père adoptif perdit sa forme humanoïde. Elle s’affaissa et s’effilocha à mesure qu’il parlait au point de ressembler à un agrégat indistinct.

— À chaque génération, nous sommes condamnés à commettre encore et toujours les mêmes erreurs pour apprendre, conclut la voix rauque et caverneuse.

En entendant ces paroles, Kayeff ne put retenir l’expression de mépris qu’il sentit poindre sur son visage.

— Ne me prends pas de haut, répliqua-t-il. L’heure n’est plus aux bons sentiments. L’heure est à l’action.

À ces mots, les ténèbres qui signalaient la présence d’Érèbe s’effondrèrent sur eux même. Ils se dissipèrent en partie, ne laissant visibles qu’une boule de pénombre éthérée. Celle-ci déclara :

— J’ai regardé la vidéo qui montre l’assassinat de Madelin. Le tueur dit que les sages vont lancer Cela. Plus je réfléchis à la situation actuelle et plus je le crois. Nous avons encore une journée peut-être avant la catastrophe.

Kayeff fronça les sourcils. Du Érèbe tout craché. Il me balance des morceaux d’information comme ça et à moi d’interpréter le tout. Il balaya une nouvelle fois le charnier du regard. La vue des cadavres raviva sa nausée. Une partie de lui-même voulait ériger une plateforme de déplacement rapide et prendre la direction de Sageopolis. Une partie de lui-même souhaitait déverser sur l’Husdamore une violence totale et absolue. Faire régner le chaos. Massacrer les citoyens des sages comme les membres de l’OPP avaient été exterminés. En un sens, il voulait que ses ennemis ressentent les mêmes émotions que lui. Rage. Colère. Souffrance. Désespoir. Tristesse. Désemparement. Cependant, alors qu’il s’apprêtait à céder à cette impulsion irrésistible, la voix ferme de Madelin résonna dans sa tête. Il s’agissait d’un discours prononcé des décennies plus tôt, alors que son cancer magique se manifestait à peine. Son ancien mentor se tenait bien droit devant la tribune, les épaules carrées et sa main ferme empoignait le microphone magique. Son charisme magnétique focalisait l’ensemble des regards.

— La violence et la destruction sont les armes du désespoir ou de la brute. Elles doivent être évitées à tout prix. Il existe des outils bien plus efficaces pour mettre à bas votre ennemi sans vous salir les mains ou même éprouver le moindre regret. Car, croyez-moi, la violence et la mort engendre des regrets ou de la souffrance. Certaines personnes ici présentes peuvent en témoigner. Les outils dont je vous parle sont moins accessibles, parce qu’ils sont souvent plus subtils et qu’ils prennent différentes formes en fonction de la nature de votre adversaire. Il peut s’agir d’un simple discours, d’une accolade, d’une main tendue, voire d’une excuse. Il peut aussi s’agir d’une manœuvre politique complexe pour destituer un dirigeant belliqueux. Mais une fois que vous avez découvert un point faible et un moyen de l’exploiter, rien n’est plus simple que de frapper. De cette manière, vous diminuez les dommages collatéraux et vous serez capables de vous regarder tous les matins dans votre miroir sans songer aux cadavres que vous avez laissés sur le chemin.

Le reste de la conférence avait porté sur des cas concrets où Madelin avait mis en application ces principes. Kayeff pensa aux sages et à la finalité de leurs actions. S’ils cherchaient à exterminer l’Humanité, alors une manière simple de les tenir en échec restait de les en empêcher. S’il attaquait Sageoplis seul, il calmerait ses nerfs, mais périrait avant d’empêcher le lancement du sort. Il manquait de temps pour rassembler des partisans et monter une attaque ciblée efficace. Il chercha en vain un moyen d’empêcher Cela et arriva à la conclusion horrifiante que le lancement du sort était inéluctable… Une alternative désespérée s’imposa à lui : aller sur Terre pour sauver des Humains. Il s’agissait d’une manœuvre dérisoire pour mettre les sages en échec, il en avait conscience, mais à l’heure actuelle, ils imposaient leur agenda au reste de la Godéranie et personne ne pouvait rien y faire. Plus tard, se promit-il, je leur volerais l’initiative et je leur imposerais mon tempo. Et même si Érèbe se fourvoyait en affirmant que Cela serait lancé d’ici peu, alors Kayeff n’aurait perdu qu’une poignée de jours. Dans un cas comme dans l’autre, il était gagnant.

— Nous devons sauver le plus d’Humains possible, décréta-t-il alors.

La masse sombre qui témoignait de la présence de son père adoptif se densifia.

— Bafane et moi, nous savions que tu choisirais cette voie.

Il perçut du soulagement et un soupçon de fierté dans la voix d’Érèbe.

— Bafane t’attend. Prends contact avec elle par télépathie et téléporte-toi là-bas.

Kayeff acquiesça. Il s’agissait de la solution la plus efficace. Ses parents adoptifs vivaient sur Terre, dans un endroit isolé à une demi-heure de la première ville. Il serait sur place bien avant Cela.

— Qu’en est-il de tous ces cadavres ? demanda Kayeff. Il leur faut des funérailles décentes. Quelqu’un doit les incinérer.

— Je m’en occupe, répondit Érèbe. J’ai aidé Madelin à commencer l’OPP. Cette tâche me revient donc, je pense.

Kayeff acquiesça. Alors qu’il s’éloignait pour entrer en contact avec sa mère adoptive, Érèbe lui lança :

— Sois prudent.

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